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Sauvegarder son site : ce qui protège vraiment
Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée ne protège de rien. Ce qui protège : une copie hors du serveur, plusieurs générations conservées, la base de données incluse, et un essai de restauration réel, fait au moins une fois, avant d'en avoir besoin.
Par quoi commencer : savoir ce qu'on sauvegarde
Un site n'est pas un dossier de fichiers. C'est au minimum deux choses : les fichiers, et la base de données qui contient les pages, les commandes, les comptes. Sauvegarder l'un sans l'autre donne une copie inutilisable.
S'y ajoutent souvent des éléments oubliés : la configuration du serveur, les certificats, les fichiers envoyés par les visiteurs, les paramètres de messagerie. Une restauration qui redonne le site mais perd les pièces jointes des six derniers mois n'est une réussite pour personne.
La première chose à écrire n'est donc pas un script, c'est une liste. Qu'est-ce qui, s'il disparaissait cette nuit, ne se retrouverait nulle part ailleurs ?
Étape 2 : la copie doit sortir du serveur
Une sauvegarde stockée sur la même machine que le site protège d'une fausse manipulation et de rien d'autre. Elle ne protège ni d'un incendie, ni d'une défaillance de disque, ni d'un rançongiciel, qui chiffre en priorité tout ce qu'il trouve, sauvegardes comprises.
La règle courante est dite « 3-2-1 » : trois copies, sur deux supports différents, dont une hors site. Pour une TPE, cela se traduit concrètement par la copie sur le serveur, une chez l'hébergeur via ses instantanés, et une ailleurs — un espace de stockage distant ou un disque chez vous.
Cette dernière est celle que presque personne n'a, et c'est la seule qui sauve dans les scénarios graves.
Étape 3 : garder plusieurs générations
Une sauvegarde qui écrase la précédente chaque nuit protège d'un incident détecté le jour même. Elle ne protège pas d'une corruption remarquée trois semaines plus tard, parce que la copie saine a été écrasée vingt fois entre-temps.
Un schéma simple et suffisant : les sept derniers jours, les quatre dernières semaines, les six derniers mois. Le volume reste raisonnable et la profondeur couvre les cas réels.
Comment vérifier que c'est fait correctement ?
En restaurant. Pas en regardant la taille du fichier, pas en lisant un rapport vert : en remontant réellement le site ailleurs, et en vérifiant qu'il fonctionne.
Un essai sérieux répond à quatre questions : l'archive s'ouvre-t-elle sans erreur ? la base se recharge-t-elle intégralement ? le site se lance-t-il ? les données récentes sont-elles là ?
C'est un exercice d'une heure, à faire une fois par an et après tout changement d'hébergement. Le reste du temps, on peut se contenter de vérifier la date et le poids des archives — un poids qui s'effondre du jour au lendemain est le signe le plus fréquent d'une sauvegarde qui a cessé de fonctionner en silence.
FAQ
Questions sur ce sujet
Les questions qui reviennent le plus souvent. Si la vôtre n'y est pas, posez-la : la réponse est gratuite.
À quelle fréquence sauvegarder ?
L'hébergeur ne sauvegarde-t-il pas déjà ?
Une sauvegarde suffit-elle contre un rançongiciel ?
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Article révisé le 16/09/2026.